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Pour la reconnaissance des Sages-femmes.

 

vendredi 8 novembre 2013, par Gwendal Rouillard.

J’ai reçu lundi dernier à ma permanence, une délégation de Sages-femmes du CHBS de Lorient. J’ai ainsi pu échanger avec elles sur leurs revendications en vue d’obtenir le statut de praticien hospitalier.

Il est vrai qu’on entend souvent dire que les sages-femmes pratiquent " le plus beau métier du monde " et c’est le cas. Aider à donner naissance est magnifique et elles effectuent un travail remarquable. Pour autant, dans la réalité, leur quotidien n’est pas toujours rose, avec une charge de travail et des responsabilités très lourdes.

Aujourd’hui, ces hommes et ces femmes, ces « sages-femmes », sont diplômé-e-s d’un bac +5, ont validé une 1ère année de médecine, s’occupent du suivi gynécologique, ont le droit de prescrire certains médicaments, effectuent des diagnostics, ou encore, s’occupent des suites de couche et de la rééducation. Malgré cela, et bien qu’elles soient inscrites dans le Livre 1er du Code de Santé publique consacré aux professions médicales, elles ne sont toujours reconnues comme des praticiens hospitaliers, mais comme des auxiliaires médicales.

Aussi, en accord avec le rapport de la cour des comptes daté de 2011, plaidant pour une meilleure valorisation de leurs compétences, les sages-femmes sont en droit d’être pleinement reconnues en tant que profession médicale, au même titre que les pharmaciens et les dentistes.

C’est en ce sens que je suis intervenu auprès de Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé par courrier et par le biais d’une question écrite qui sera prochainement publiée au Journal Officiel.

Je me réjouis d’ailleurs que la ministre ait annoncé la création d’un groupe de travail qui je l’espère, pourra avancer des propositions dans un esprit constructif.

 

 

 

 

 

 

 

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