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Budget Défense : pour une France maritime !

 

jeudi 8 novembre 2012, par Gwendal Rouillard.

Dans le cadre du débat du Budget 2013 de la Défense, en tant que Secrétaire de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées, je suis intervenu hier soir en faveur d’une France maritime et d’une industrie de défense qui en tienne compte.

Vous trouverez ci-après la vidéo, le texte de mon intervention ainsi que deux documents de BDI (Bretagne Développement Innovation) sur l’impact de la filière Défense et Sécurité en Bretagne

Monsieur le Ministre,
Madame la Présidente,
Mes chers collègues,

Pour commencer, je tiens à rendre hommage aux soldats français engagés au péril de leur vie. Cette année encore, nous avons pu compter sur leur engagement sans faille, et je veux leur dire toute la reconnaissance de la représentation nationale.

Quotidiennement, la Défense préserve en effet, notre indépendance nationale. Elle est aussi un instrument fondamental pour la France, puisqu’elle participe à lui donner une place de premier rang au niveau international.

Mais, si elle veut le rester, le moment est venu pour notre pays de s’affirmer comme une Nation maritime.

Je rappelle que 80% de la population mondiale vit sur les littoraux, que 80% du trafic commercial s’effectue par les mers et les océans, que la France possède la 2ème Zone économique exclusive du monde (à savoir 11 millions de km²) et qu’elle détient un fort potentiel industriel, notamment dans les énergies marines.

Dans le registre des menaces, nous savons que la France est confrontée à la multiplication des actes de piraterie dans l’Océan indien, le Golfe de Guinée et la Guyane, et qu’elle est par ailleurs, très attentive à la montée en puissance des réseaux criminels liés aux trafics de drogue, d’armes et de personnes.

Face à ces réalités, la reconnaissance du Fait maritime doit être la pierre angulaire du nouveau Livre blanc de la Défense et de la Sécurité nationale. Notre pays devra en tirer tous les enseignements stratégiques et opérationnels dans le cadre de la prochaine loi de programmation militaire (LPM).

C’est animé par cette ambition digne du 21è siècle, que nous abordons ce débat budgétaire. Cette ambition est conforme au discours fondateur du Président de la République prononcé le 11 mars dernier à Paris. En clair, ce budget n’est pas une variable d’ajustement, comme peut le prétendre l’opposition.

Il s’agit d’un budget de transition qui concilie le redressement des comptes publics et les capacités d’investissements.

Je souligne que le ministère de la Défense est le premier acheteur français et surtout, le premier investisseur public. Une de ces plus grandes forces est de favoriser les investissements du futur.

Je note que vous proposez le maintien d’un niveau d’investissement comparable aux années précédentes puisque plus de 16 milliards de crédits de paiement seront consacrés en 2013, au profit de l’équipement des armées.

De cette manière, le ministère accompagne l’innovation industrielle et technologique.

Par rapport à 2012, il consacrera 3,3 milliards d’euros à la Recherche et Développement, dits R&D, et augmentera de 11,7% le financement des études amont, pour atteindre un montant de près 707 millions d’euros.

Il faut ajouter un investissement important, en faveur de la recherche et de l’innovation : 13 millions d’euros par an, pour les pôles de compétitivité, 7 millions à l’Agence Nationale de la Recherche et 12 millions d’euros pour le dispositif Astrid, dispositif d’accompagnement spécifique des travaux de recherche et d’innovation Défense.

De cette façon, la Défense représente l’un des principaux leviers de croissance de notre pays. Elle participe à la création de nombreux emplois et permet de développer activement nos territoires.

Pour illustrer mon propos, permettez-moi de donner l’exemple de la Bretagne :

La Bretagne détient un réseau dense et structuré de plus de 500 acteurs. Ce réseau lui permet d’être une région industrielle importante en matière de Défense et de sécurité.

Notre maillage est composé de 2 grands groupes industriels de références mondiales, dont DCNS qui emploie plus de 2000 salariés à Lorient (dont 500 ingénieurs), 440 PME, le CELAR à Bruz, centre n°1 en Europe de la Guerre électronique qui emploie environ 1000 salariés, 8 clusters ou pôles de compétitivité, 9 grandes écoles supérieures ou universitaires, 9 centres de ressources, plateformes et centres techniques ainsi que 43 équipes de recherches.

Ce réseau permet à la Bretagne d’être à la pointe des technologies clés de demain tant sur le plan des télécoms, que de l’informatique ou l’électronique. Il contribue activement à la modernisation et la polyvalence des matériels et permet un enseignement et une formation de qualité.

Or, nous savons que mettre l’accent sur les technologies de demain est aujourd’hui primordial pour renforcer la compétitivité de la France.

C’est pourquoi, il est important que l’Etat renforce ses liens avec les acteurs en région et les collectivités locales. La République des Territoires, c’est aussi la Défense !

Par cette coopération, ils permettront aux PME de voir émerger leurs projets innovants, tant sur les marchés militaires, que sur les marchés civils.

C’est aussi, Monsieur le Ministre, le sens de votre engagement en faveur d’une Europe de la Défense, pour laquelle je salue votre implication.

En conclusion, je tiens à réaffirmer que ce budget répond à une véritable exigence à notre pays : c’est-à-dire la mise en place d’une politique efficace qui valorise nos entreprises, nos compétences et nos savoir-faire.

Il s’agit là du creuset pour permettre l’affirmation d’une France maritime, vous l’aurez compris, que j’appelle de mes vœux.

Merci de votre attention.

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